MON REGARD SUR LES CABANES
Moi, c'est arnaud!

Je m'appelle Arnaud, j'ai 35 ans. Professeur de guitare, je dirige aussi une école de musique, un métier que j'aime profondément, et qui m'a permis de construire une vie autour de ma première passion.
Il y a maintenant 5 ans, j'ai découvert un autre univers, qui m'a très vite fasciné et que je n'ai plus voulu quitter depuis. C'est devenu même plus qu'une simple passion car c'est aujourd'hui ma façon de voyager et de découvrir l'Europe et quelque part presque un mode de vie la moitié de mon temps : LES CABANES.
Ce sont des lieux qui offrent un rapport unique à la nature et une autre manière de traverser les territoires.
J'ai décidé d'y consacrer une année entière pour réaliser une série ambitieuse et immersive. Je veux montrer à l'écran la beauté de ce monde, mais aussi le regard que je porte dessus.

ENTRE PARTAGE ET PRÉSERVATION
Depuis que j’ai découvert les cabanes libres, je suis tiraillé par un vrai dilemme : ne pas en parler trop fort pour les préserver, ou crier mon amour pour elles pour les faire vivre.
Mon souhait le plus profond pour ce projet, c'est d'arriver à traiter ce sujet sans lui porter préjudice.
Face à la popularité croissante de ces lieux, de ce qui est pour moi un des derniers bastions de l'image que je me fais de la liberté, je ressens la nécessité de partager mon point de vue.
Le secret autour de ces lieux s'évente, et ignorer le phénomène ne le résoudra pas.
En parcourant l’Europe, de la Norvège à l’Écosse en passant par l’Italie, j’ai réalisé que nous aurions peut-être beaucoup à apprendre les uns des autres.
Par ailleurs, la culture du partage semble plus mature, parfois adossée à des principes forts comme le allemannsretten, ce droit d'accès à la nature qui repose sur une confiance et une responsabilité partagées. Comment pourrions-nous nous inspirer de ces modèles pour construire notre propre éthique ?
Attention, il ne s'agit pas du tout de réglementer ou de transformer ces refuges en hébergements réservables. Ce serait pour moi aller à l'encontre de leur essence même...
Mais il faut tout faire pour que les cabanes continuent d'exister et que leur esprit perdure malgré les incivilités de quelques-uns.


La question n’est pas « faut-il parler des cabanes ? »,
mais bien
Comment en parler ?




















"Une cabane libre ce n'est pas un bien à consommer, c'est une porte ouverte sur la nature et le sauvage."

C'est là toute l'approche de Gimme Shelters :
Ne pas faire un guide touristique : Je refuse de transformer ces abris en destinations pour les réseaux sociaux ou en produits touristiques à la mode. Une cabane libre, c'est souvent la simplicité rustique, pas un spot pour "faire des vues"...
Transmettre une culture : Montrer la beauté brute, l'histoire et la fragilité de cet univers pour faire comprendre que l'accès n'est pas un dû, mais un privilège qui s'accompagne de devoirs.
Proposer une vision : Rapprocher le public d'un monde plus authentique et prouver que la fréquentation de la nature n'est pas fatalement synonyme de sa dégradation.







